Menace, intimidation, et harcèlement contre les militants des droits humains.

Menace, intimidation, et harcèlement contre les militants des droits humains.

Maitre Noureddine Ahmine avocat, militant impénitent des droits humains en Algérie et membre du réseau des avocats pour la défense des droits de l’homme « RADDH », fait l’objet d’une machination judiciaire ordonnée par le pouvoir algérien pour tenter de fragiliser la société civile en général et celle qui milite dans le cadre des droits humains en particulier.

Au cours du mois de janvier 2014, lors d’un déplacement de Maitre Noureddine Ahmine à Ghardaia ville très sensible qui a connu beaucoup de conflits alimenté par le pouvoir algérien entre deux communautés, il a été sollicité par Monsieur Hadj Said Mustapha un plaignant pour déposer plainte contre x à la suite de l’agression de son frère Hadj Said Khaled.

Dans la plainte rédigée par Maitre Ahmine à cet effet et selon les dires du plaignant, il a précisé ceci : un groupe de personnes a attaqué le frère du plaignant à l’arme blanche, à l‘arrivée de la police, au lieu de secourir la victime qui s’est trouvée par terre, celle-ci a participé à l’agression, comme il a été précisé dans la plainte ci-jointe.

Cette plainte a été déposée auprès du procureur de la république du tribunal de Ghardaia, en date du 28/01/2014, dans le respect de la loi n° 13-07du 29octobre 2013, régissant la profession d’avocats, notamment son article 5 et 6.

 Au début de l’année 2016, la police de Laghouat a convoqué Maitre Ahmine pour l’auditionner sur cette affaire, car Maitre Ahmine habite à Laghouat.

Au cours de cette audition la police a informé Maitre Ahmine que le plaignant, Hadj Said Mustapha, nie avoir demandé de déposer plainte et de le constituer comme avocat chargé de cette affaire.

 Maitre Ahmine a été convoqué plus tard par le juge d’instruction pour une audition sur cette affaire confectionnée par le pouvoir algérien.

Comme la procédure le veut, le juge d’instruction a informé maitre Ahmine des chefs d’accusation sur lesquels il a été saisi par le procureur, sur la base des articles 145 et 146 du code pénal.

Après cette audition, le juge d’instruction a renvoyé l’affaire devant le tribunal pour qu’il soit jugé sur la même base.

Par jugement rendu par défaut, le tribunal de Ghardaia a prononcé un acquittement.

Le 03/01/2018, un huissier de justice a notifié à Maitre Ahmine une convocation pour une comparution devant la chambre pénale de la cour de Ghardaia, pour la date du 08/01/2018.

 Il s’est avéré plus tard que le parquet a introduit un appel contre la décision du tribunal.

Nous dénonçons cet acharnement contre les défenseurs des droits humains nous sollicitons une mobilisation de la communauté internationale, de la société civile algérienne, et du peuple Algérien contre ces atteintes aux droits humains qui ont restreint l’espace des libertés.

Association Nationale de Lutte contre la Corruption.

algerieanlc@gmail.com

Tèl : 213550146873

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